– ARTISTES-

Invité d’honneur : Armel GAULME

Né en 1981, Armel GAULME est diplômé de l’Académie Penninghen (Paris), où il enseigne aujourd’hui le dessin classique et la perspective. Initié à l’art du tracé par Alan LEE, John HOWE et les illustrateurs européens des années 1900, il se consacre surtout à la création de carnets dessinés.

Auteur de nombreux ouvrages jeunesse il se tourne par la suite vers la production audiovisuelle (jeu vidéo, animation, publicité), pour laquelle il produira de très nombreux dessins de pré-production et des « matte paintings ». En parallèle, il commence à enseigner dans plusieurs écoles d’art ainsi que dans son propre atelier.

Lassé par le travail d’illustration numérique, il entreprend à partir de 2014 de privilégier les études crayonnées sur carnet et les aquarelles. Dans ce style, il publie en 2018 le sketchbook intitulé BESTiary (éditions Caurette), recueil d’illustrations d’animaux fantastiques dont une réédition augmentée sera éditée à l’occasion de la Fête des Images. Les Carnets Lovecraft entament avec Dagon et La Cité sans Nom, une anthologie d’esquisses d’après les nouvelles fantastiques du Maître de Providence, H.P. LOVECRAFT. Il développe parallèlement, avec les éditions Caurette, l’illustration d’une nouvelle de Rudyard KIPLING, L’Homme qui voulut être Roi.

– Damien Fontaine –

Compositeur et metteur en scène, Damien FONTAINE a signé au cours de ces 10 dernières années de nombreux spectacles multimédias, en France et à l’international, devant des millions de personnes. Lauréat par 4 fois du Trophée des Lumières de la ville de LYON pour ses créations monumentales dans le cadre de «La Fête des Lumières », (les dernières en date sur la Place des Terreaux en Décembre 2013 et la Cathédrale Saint Jean en 2012), l’artiste a développé un savoir-faire unique où les technologies visuelles d’avant-garde se mêlent à l’intime de son propos.

Ses scénographies puisent au creux des richesses et de l’histoire du patrimoine, à l’instar de la Forteresse de CHINON s’offrant en théâtre panoramique sur 500 mètres d’ouverture, de la Citadelle de BELFORT réveillant son LION dans un rugissement d’images, ou encore de la Cathédrale d’ORLEANS totalement métamorphosée à l’occasion des Fêtes de Jeanne d’Arc.

Mais c’est surtout une reconnaissance grandissante à l’étranger : le 1er Festival des Lumières de DUBAÏ en Mars 2014, un spectacle permanent à JERUSALEM à partir de cet été, le Théâtre du Bolchoï de MOSCOU, LIBREVILLE, l’inauguration du Festival des Arts Noirs dans le stade de DAKAR, RABAT, l’Exposition Universelle de SHANGHAÏ, SAO PAULO, L’ÎLE MAURICE, ou encore CHICAGO

– Marie-Jeanne Gauthé-

Marie-Jeanne GAUTHÉ, scénographe spécialisée dans la conception et la réalisation d’images géantes, est diplômée en Arts Plastiques de l’Ecole Nationale des Arts Déco de Paris, ainsi que de l’école des Arts Appliqués de Paris. Tout juste diplômée, elle est recrutée chez ETC, la société évènementielle de Jean-Michel QUESNE.

Deux ans plus tard, elle collabore pour la première fois avec Jean-Michel JARRE pour les projections géantes des méga concerts de Houston et Lyon aux côtés de QUESNE. En 1987, elle créé sa propre société Light Motif, spécialisée dans la conception et réalisation d’images projetées pour spectacles et événements audio-visuels. À partir de cette date, elle devient LA responsable des projections géantes de quasiment tous les concerts de Jean-Michel JARRE, tournées comprises. Grâce à l’évolution de la technique, les images figées issues des grosses diapositives peintes à la main des débuts vont s’animer à partir des années 90.

“Au cours des 20 dernières années, les technologies de projection d’images ont incroyablement évolué et j’ai dû évoluer avec elles. À Pékin, nous utilisions toujours les projections de visuels déroulants mais non animés, ce qui était ma spécialité quand j’ai commencé. Cela dit, quel plaisir de pouvoir créer avec la vidéo : l’expression est libre, et les contraintes presque inexistantes, sinon financières.”

– Morgane philippe-

Morgane PHILIPPE a également travaillé l’illustration au cours de ses études.

La Fête des Images mettra ses travaux à l’honneur dans la galerie du Centre Culturel.

Elle y présentera deux séries, l’une aux sujets variés, réalisée à la mine graphite, et l’autre en couleurs et en numérique traitant des violences conjugales.

Elle aime travailler avec différents niveaux de lectures sur une image, et essaie de faire en sorte que tout ne soit pas visible au premier regard et des petits détails soient découvert à chaque fois que l’on regarde l’image.

– Le Triptyque « room » présente plusieurs vues d’un même endroit, traité en plan large, en plan serré sur des éléments et en gros plan.

– Sa série en couleurs sur les violences conjugales, est extraite d’une vidéo qu’elle avait réalisée pour son projet de diplôme. Le scénario présente la violence conjugale et met en avant le fait qu’elle touche tout le monde, femmes et hommes.

Une femme meurt en effet tous les trois jours sous les coups de son mari, son/sa conjoint(e)/ex-conjoint. Un homme meurt tous les 15 jours sous les coups de sa/son compagne/compagnon, femme, partenaire.